dimanche, février 12, 2017

Triathlon d'hiver de St-Adolphe: mon résultat

C'était aujourd'hui le triathlon d'hiver de St-Adolphe, 2e grand rendez-vous du triathlon d'hiver au Québec et championnat québécois par la même occasion.

Je me sens assez en forme, même si les circonstances font que je n'ai pas fait de ski de fond depuis 2 semaines. J'espère que ma fitness générale pourra faire le travail.

Première épreuve: 5 km en raquette. Le parcours est vraiment beau, avec la traversée du lac St-Joseph et le tour de l'ile située en plein milieu (l'ile est à vendre BTW). On fait ça 2 fois. Je ne suis pas un super coureur en raquette, mais on dirait que je me suis amélioré depuis Sorel. Il faut dire que je "run commute" aussi maintenant. Ça me fait un 5 km / jour d'entrainement "gratis" environ. ETK, je suis 5e à la T1.

2e épreuve: patin. Un anneau de 400 km est tracé dans la neige du lac et me voilà parti pour 34 tours (12 km). J'ai loué des lames nordiques pour l'occasion, sorte de patins de vitesse allant sur des bottes de ski de fond. C'est très rapide et ça permet de sauver du temps dans les transitions, mais ça demande un certain apprentissage. Je les ai essayé 15 min la veille. C'est nettement insuffisant puisque les meilleurs me passent allègrement. C'est la vie et ça fait parti de mon plan de course: n'étant pas capable de mettre de la puissance au patin, j'ai décidé d'en donner plus dans les 2 autres sports. La tactique de course fait partie de la beauté du triathlon. Pour ajouter à l'incertitude, je ne sais pas à quelle vitesse je peux aller en patin. Est-ce que le 8 km va me prendre 30 ou 60 min ? Disons que ça change la donne. Ma montre me dit que je vais à 2.5 min / km. C'est vraiment rapide ces trucs là ! Aussi, ma technique s'améliore vers la fin de l'épreuve et je peux mieux patiner les virages. Bon, 34 tours, c'est redondant, vivement la T2.

Première surprise en ski: ayoye que ça avance pas ! Je blame la cire pour ensuite relativiser par rapport à la glisse du patin. J'imagine que mon cerveau s'attendait à autant de glisse vu que je skie en technique skate. Le parcours n'est pas un billard et je dois focuser sur ma technique pour le premier tour. Je pourrai mettre du gas pour les 3 autres. J'ai au moins une min d'avance sur mon plus proche poursuivant. Je suis tranquille, mais je décide de pousser quand même. Profitons de l'occasion pour dérouiller la machine.

Je termine 4e overall et 2e dans ma catégorie avec un temps de 1h32. Le premier qui a leadé la course depuis le début m'a pris 15 min ! On peut voir la différence que fais un entrainement spécifique.

Mention spéciale pour l'excellence de l'organisation. Vraiment super.

Prochain rendez-vous: le pentathlon des neiges de Québec. Ça va être vraiment plus dur, il faut que je m'y mette.

lundi, janvier 30, 2017

Triathlon d'hiver de Sorel: mon résultat

Compétitionner est bon pour ma santé physique et mentale et je me cherchais un défi pour cet hiver. Revenir à la course de ski de fond ? Faire un truc un peu fou comme le marathon canadien de ski ?

J'ai joins l'efficacité au réalisme en m'inscrivant à un triathlon d'hiver. C'est aussi un choix logique compte tenu que j'aime pratiquer plusieurs activités et que je suis un bon généraliste.

Je participais donc en fds au triathlon d'hiver de Sorel. La formule: 6 km de course sur la neige, 9 km de ski de fond et 3 km de course en raquette. C'est "run heavy", mais il y a assez de ski pour que je puisse faire quelque chose.

Un tri d'été attire des centaines de personnes. Visiblement un tri d'hiver est plus dans les dizaines. Ce n'est pas compte tenu de la température puisqu'il fait un confortable 0 C avec un beau ciel bleu.

La course part rapidement. Un dude part à fond, mais je le vois ralentir tranquillement. "Ne pas partir en lion et finir en chatons" devise très sage de Guillaume Dallaire. Je suis dans les premiers au premier tours, je tiens le rythme malgré une incertitude sur mon pace (un pace de 5 min/km est-il bon dans le bois et dans la neige). Une autre personne fait une échappée et je vois clairement qu'il est plus vite que moi. J'espère le reprendre plus tard en ski, c'est ça la beauté du triathlon, il y a tjrs moyen de se reprendre "sur son terrain". Je cours bien et je termine 3e à la transition.

D'ailleurs, la transition est interminable. Une botte de skate a 4 éléments de fermeture. En plus, j'ai eu tellement chaud que je décide d'enlever mon manteau, ma tuque et je change de gants. Je suis maintenant habillé comme si j'allais courir à 10C.

Le premier tour de ski est ordinaire. Le parcours est sinueux et je n'ai pas encore timé mes changements de bord de poussée avec ceux de la piste. Le tout va s'améliorer plus tard. Je dépasse celui qui était le leader de la course à la fin du premier tour. Il est en classique et il n'a aucune chance contre ceux (comme moi) qui sont en skate. Le règlement aurait dû imposer un style. ETK.

Je termine le ski en force, mais quand même un peu fatigué. Je ne suis pas habitué à pousser autant en ski.  Il semble que le 2e à la course soit aussi en skate puisque je n'ai pas pu le rejoindre.

La transition ski-raquette est plus rapide puisque j'avais installé une 2e paire de souliers dans la fix de raquette. Il faut savoir que la raquette est pas vraiment mon truc. Je me suis versé la cheville la fds passée lorsque j'ai essayé ma nouvelle paire de raquette. Et la raquette, c'est vraiment plus lent que le ski, d'où la raison pourquoi j'en fais le moins possible. Le parcours de raquette est très sinueux et aussi cabossé qu'une pump track de BMX. C'est très difficile de prendre un beat, mais au moins "c'est un parcours de raquette". Je ne vois personne ni devant, ni derrière mais je pousse le plus possible pour ne pas me faire coiffer au fil d'arrivée.

Je termine donc 2e. J'estime que le premier a 1 ou 2 min d'avance sur moi. Pas si pire pour un temps total de 1h30.

Prochaine course: tri d'hiver de St-Adolphe. Avec du patin cette fois !

lundi, octobre 24, 2016

Mt Saddleback et Basin

La fin de semaine est propice à la rando, autant qu'un point de vue temporel que climatique.

Je suis donc parti avec mon ami Grégoire à l'assaut des monts Saddleback et Basin dans les Adirondacks.

On savait que la journée ne serait pas de la tarte. Beaucoup de kilomètres et 2 sommets. Mon bon, c'est pour cela qu'on est là !

Le météo est absolument superbe ! Le ciel est bleu, il ne fait pas froid et le sentier est sec. Extraordinaire.






L'approche est assez longue, mais nous faisons une bonne partie à la course. La montée de Saddleback n'est pas vraiment technique, mais nous sommes congelés sur place dans la descente post-sommet dans un pitch de roches. Ça a dû prendre 1h avant que je réchauffe comme il faut. Atteindre Basin est assez simple et nous sommes gratifié d'un des plus beaux paysages de la région.

Nous bonclons les 30 km (!) de la rando en seulement 7h, pauses comprises. C'est un nouveau record.

Notre vitesse moyenne est obsurcie par une attente interminable à la douane: aller aux USA pendant un congé férié = plus jamais.

dimanche, octobre 23, 2016

Raid de vélo de montagne à Bromont

Je me cherchais une dernière course, idéalement en vélo de montagne et je suis heureusement tombé sur un raid à Bromont.

Un raid, c'est une course plutôt longue (>2h) sur un sentier où on ne passe qu'une fois (vs faire des tours comme dans une course classtique). C'est une formule vraiment intéressante puisque ça maximise le ratio déplacement/activité et ça permet de jumeler la course et la découverte. Chouette !

Les organisateurs disaient: "vous allez passer sur des sentiers inédits, pas mal tough et on vous conseille d'équiper vos vélos de gros pineux bien accrochants et de dropper seatpost". Hum...je connaissais une bonne partie des trails de Bromont et tout cela me semblait overkill. Et je n'allais pas investir plusieurs centaines de beaux bidous juste pour une course. Mon vélo est pas pire, je suis un pilote correct et j'étais confiant dans mes capacités. Disons qu'elles ont été testées jusqu'à leur limite.

C'est sous un ciel menaçant que j'arrive à Bromont. Le départ est au centre équestre (une première) et il y a un arc-en-ciel surplombant le mont Oak. C'est cute, mais ça promet de la bouette puisque le ciel est vraiment bas et gris. La météo promettais que ça allait tenir jusqu'en pm. À voir. De toute façon, la bouette fait partie du vélo de montagne.

Un ultra de 160 km (à la course !) a son départ 15 min avant le départ de VM. Hirsh, 160 km c'est long longtemps. Ils sont une trentaine au départ, dont l'organisatrice en p'tite jupe. Chapeau, vous êtes vraiment courageux.

Le truc avec le vélo de montagne est qu'il est difficile d'estimer ça vitesse moyenne a priori. Ça peut être de 30 km/h sur un sentier très roulant ou 5 km / h dans un truc cataclysmique. Je me demande bien en combien de temps je vais parcourir les 35 km du raid. 2h ? 3h ? Difficile à dire. Je suis en forme et je vise 2h30.

Je pars donc assez vite. Trop vite. Mon pilotage est vraiment poche: je suis trop essouflé pour penser correctement, ma suspension est trop dure et mes pneus sont trop gonflés. Je mets le pied à terre pour règler tous ces problèmes en abandonnant mon rêve de podium. Je décide donc de continuer la course en poussant, mais sans viser un beat digne du tour de France. C'est une décision éclairée puisque le parcours est vraiment difficile. On monte 2 ou 3 fois le mont Bromont et les descentes sollicitent énormément les freins tellement elles sont difficiles. Pour vous donner une idée, je n'étais pas tellement plus rapide qu'un coureur du 160 km en descente ! Il y a des drops (genre: pitch de 3 m) qui dépassent clairement mon niveau d'habilité. J'en passe une à pied et une arrive trop vite pour que je finisse bien attendri au fond.  Ayoye. "No guts, no glory" est remplacé par "gagner la course est optionel, finir en un morceau est obligatoire". Les 2 premiers tiers de la course sur le mont Brome sont vraiment éprouvants. Le tout est vite oublié par un once de sirop d'érable donné par les bénévoles. Oualala que c'est bon.

Le dernier tiers est en territoire connu au mont Oak. Je suis plus reposé et j'en profite pour m'amuser. Ça doit faire 1h que je roule seul. Le classement est une lointaine arrière-pensée.

Le boucle le parcours en 2h55, à une vitesse moyenne de 12 km/h (ce que je fais à la course !!!)ce qui est expliqué en partie par une élévation totale de 1400 m.

À mon grand étonnement, je termine 12e/93.

mardi, septembre 13, 2016

Triathlon: bilan de la saison

La saison du triathlon est terminée et c'est l'heure des bilans:

  • 5 courses
  • 3 victoires
  • Une amélioration générale de mes temps, surtout à la course
  • J'aurais pu faire 8 courses sans que ça vire en burn out si ça n'avait été de la maladie, le timing ou un problème avec l'organisation de la course. Il s'agit de faire les courses près de la maison pour que ça ne consomme pas trop de temps
  • Généralement, j'ai beaucoup de vitesse, mais il me manque un ti peu d'endurance. Et oui. Il y a tout qu'une spécificité qui se développe à l'entrainement et j'ai rarement la chance de faire des longues sorties. Et je ne suis pas assez maso pour faire 4 h de rouleau l'été juste pour optimiser mon temps. Faque je prend ce que j'ai et j'essai de faire le mieux possible avec
  • Et surtout: zéro blessure. Grande innovation depuis 2015.
Objectifs pour l'an prochain ? Juste refaire le même plan avec un peu d'amélioration serait un bon début. L'ironman est sorti de l'écran radar. Peut-être qu'un autre concept de course épique mais pas débilement long va apparaitre d'ici l'été prochain.

J'ai encore de la motivation en masse et je vais essayer de me trouver un défi par mois, histoire de garder la forme et de ne pas arrêter cold turkey. P-e un demi-marathon de trail ou un 10 km cet automne. Un raid en vélo de montagne serait l'idéal, mais ils sont tous passés. Etk on verra.


lundi, septembre 12, 2016

Demi-ironman Esprit de Montréal

Varier les défis, c'est bon pour la motivation, ou simplement pour se découvrir soit même. C'est pourquoi j'ai choisis pour dernière course de l'année le demi-ironman de Montréal.

Pourquoi pas ? L'idée d'essayer la longue distance me trottait dans la tête depuis quelques années. Et le triathlon de Montréal est toujours un bel événement. Il est très festif, probablement parce que c'est le dernier de l'année pour plusieurs. Il est accessible et le parcours est idéal: c'est sur le circuit Gilles-Villeneuve. Parfait pour battre son record de vitesse.

Le tout a commencé par un 1.9 km de nage dans le bassin d'aviron. J'ai encore été pogné avec des twits au départ, mais j'ai su mettre les gaz pour rejoindre le pack de tête. C'était une leçon du vélo de route: mieux vaut souffrir 2 minutes pour rejoindre le peloton que forcer tout seul par la suite. J'ai donc pu drafter toute la course et finir étonnement parmi les premiers. Pas mal pour quelqu'un faisant des laps de 10 m dans sa piscine familiale.

Je me suis élancé en vélo après une transition correcte. Plan de match: rouler à approx 35 km /m et garder mon cardio entre 140 et 155 bpm. On parle quand même de 90 km de vélo ! J'avais aussi une stratégie d'y aller au feeling et ma stratégie était de prendre du temps en vélo puisque je savais que je n'allais pas courir très vite sous le soleil de plomb qui se pointait. Les premiers 45 km ont passé très vite. Du genre à 35-40 km/m, soit pas mal ma vitesse d'olympique. J'ai ensuite pris les 20 autres km pour bien manger, sachant qu'il me restait quand même 2.5 h de sport full pinne à faire.  Malheureusement, les barres énergétiques et les bananes n'ont pas super bien passé. Mon vélo-boulot quotidien me faire faire beaucoup de km, mais je n'ai pas enfilé de sortie de vélo de plus de 60 km cette année. Je l'ai senti à la fin où je me serais bien passé des 3 derniers tours (sur 21).

Et là est venue la course. Ma stratégie #1 était de courir le demi-marathon en approx 1h35, donc en étant sous les 4.45 min/km. La chaleur, mon ennemi juré, m'a rapidement obligé à me mettre en mode survie. J'avais vraiment vraiment chaud et j'ai eu un p'tit doute quant à ma capacité de terminé quand s'est accumulé la fatigue. Mon cardio était à 160 bpm même si je n'allais pas vraiment vite. J'ai donc décidé de courir encore "au feeling", soit à approx 5 min / km et de juste finir. Les 2 premiers tours ont été ultra-souffrant. Les endorphines ont embarqué après un salutaire verre de Coke glacé et j'ai trotté à 5 min / km jusqu'à l'arrivée.

Le demi-ironman est vraiment une autre course que l'olympique. Gérer la nutrition est critique. C'est plus une course contre la fatigue que contre les autres compétiteurs. Personnellement, j'apprécie davantage finir en force et en vitesse comme dans un triathlon olympique. Courir en mode zombie, c'est moins mon truc. Bon, ça me fera économiser 700 $ d'inscription pour un full ironman.

Temps final: 4h35 (sportstats), 4h45 sur ma montre (bizarre). Et oui, c'était long, surtout vers la fin.

Je n'avais plus d'ambition quant à mon rang, mais j'ai capturé le 9e rang dans mon groupe d'âge et je suis 40 overall (sur 400). Vraiment pas mal.

Et paradoxalement, je ne suis pas trop magané aujourd'hui !

dimanche, septembre 04, 2016

En camping

Première expérience de camping pour Mathias. C était du camping de princesse puisque nous étions invité dans la roulotte d amis. Au final, ça à vraiment mieux été que je pensais. Mais ça reste du sport.