lundi, juillet 23, 2012

Triathlon de Magog 2012

J'avais déjà fait 2 fois le triathlon de Magog, et comme il n'y a jamais 2 sans 3, j'ai décidé de me réinscrire cette année malgré le fait que c'est un triathlon qui me donne toujours du fil à retordre. Le parcours de vélo est coteux (ce n'est plus ma spécialité depuis que j'ai quitté la Beauce et pris 20 livres) et il fait toujours chaud pendant la course. Mais ce triathlon fit toujours bien de mon horaire et je toujours intéressant de pouvoir comparer mon temps d'une année à l'autre histoire de mesurer ma progression (ou déclin).

Le tout a commencer assez positivement: je me suis réveillé en me disant que j'étais particulièrement en forme. Disons que c'est bon pour le moral!

Il a fait chaud cette année et la natation était sans wetsuit (comme l'an passé). Les organisateurs de triathlon deviennent de plus en plus capotés sur la sécurité aquatique (j'imagine que les noyades ayant faits les manchettes y sont pour quelque chose) et je n'ai pas pu aller à l'eau avant le départ. J'ai toujours eu une stratégie de longs échauffements dans l'eau, mais mon expérience à Oka m'a montré que ce n'était pas si nécessaire. Le départ s'est fait sur la plage et le premier choc en entrant dans l'eau ne fut pas sa température mais les vagues. Il soufflait un bon vent (genre pour avoir du fun en faisant de la voile) et en plus, ce vent était dans le sens du lac. Ça a fait qu'il y avait des vagues au point que je me sentais comme dans la scène du débarquement dans Saving Private Ryan. ETK, ça brassait et j'ai du ajuster mon coup de bras en conséquence. Ce n'était pas facile d'avancer ni de regarder au loin pour faire le point et j'ai décidé de prendre une draft et du suivre quelqu'un (NB. la draft à la natation est permise et particulièrement efficace). J'ai donc nager derrière le même gars pendant toute la ride. J'ai essayé de le dépasser, mais j'ai rapidement remarqué que j'étais pas plus rapide et que ça ferait juste que je forcerais plus. Je suis donc sorti avec le 2e groupe frais comme une rose. J'aurais pu nager 1 km de plus facilement.



La transition nage vélo a été très bien et j'ai entrepris le parcours avec le plan de match de ne pas me faire sauter les jambes dans les cotes. J'ai donc garder mon cardio dans la zone efficace d'environ 160 bpm. Je suis allé au feeling et au cardio pendant toute la ride puisque mon compteur de vitesse ne marchait pas. Il y a toujours quelque chose qui ne marche pas à Magog. L'an passé, c'était mon dérailleur. C'est presqu'une bonne affaire que je n'ai pas eu de compteur de vitesse puisque c'est démoralisant de voir qu'on roule à seulement 14 km/h dans une cote, quelque soit son inclinaison. J'avancais vraiment bien en vélo et j'avais du fun. C'est ça qui compte.

La transition vélo course a bien été et j'ai décidé de courir les 2 premiers kilomètres tranquillement à environ 4:45 min/km histoire de finir en force. Mais la force n'est jamais venue. J'ai commencé à avoir chaud et le thermostat dans mon cerveau a fermer la switch de la puissance. Après avoir même pensé à abandonner (tsé les idées noires quand ça ne va pas bien), j'ai décidé de clopiner et de terminé le parcours. Ça m'a donné un temps de course de 49 min. J'aurais pensé faire pire.


Je suis finalement arrivé 5e sur 18 dans ma catégorie et 36/183 overall. Acceptable. J'ai battu mon temps de l'an passé d'une petite minute. Ce n'est pas beaucoup, mais j'ai au moins réussi mon objectif (surtout que les conditions étaient pareilles l'an passé, sans dopage technologique). Je ressens mon manque de volume et peut-être aussi d'entrainement spécifiques comprenant les 2 sports. Mais ça, ça prend du temps pas à peu près.

Prochain et dernier triathlon: St-Agathe le 8 août. La distance est à mi-chemin entre un sprint et un olympique et ça devrait m'avantager. À suivre.

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