mardi, septembre 13, 2016

Triathlon: bilan de la saison

La saison du triathlon est terminée et c'est l'heure des bilans:

  • 5 courses
  • 3 victoires
  • Une amélioration générale de mes temps, surtout à la course
  • J'aurais pu faire 8 courses sans que ça vire en burn out si ça n'avait été de la maladie, le timing ou un problème avec l'organisation de la course. Il s'agit de faire les courses près de la maison pour que ça ne consomme pas trop de temps
  • Généralement, j'ai beaucoup de vitesse, mais il me manque un ti peu d'endurance. Et oui. Il y a tout qu'une spécificité qui se développe à l'entrainement et j'ai rarement la chance de faire des longues sorties. Et je ne suis pas assez maso pour faire 4 h de rouleau l'été juste pour optimiser mon temps. Faque je prend ce que j'ai et j'essai de faire le mieux possible avec
  • Et surtout: zéro blessure. Grande innovation depuis 2015.
Objectifs pour l'an prochain ? Juste refaire le même plan avec un peu d'amélioration serait un bon début. L'ironman est sorti de l'écran radar. Peut-être qu'un autre concept de course épique mais pas débilement long va apparaitre d'ici l'été prochain.

J'ai encore de la motivation en masse et je vais essayer de me trouver un défi par mois, histoire de garder la forme et de ne pas arrêter cold turkey. P-e un demi-marathon de trail ou un 10 km cet automne. Un raid en vélo de montagne serait l'idéal, mais ils sont tous passés. Etk on verra.


lundi, septembre 12, 2016

Demi-ironman Esprit de Montréal

Varier les défis, c'est bon pour la motivation, ou simplement pour se découvrir soit même. C'est pourquoi j'ai choisis pour dernière course de l'année le demi-ironman de Montréal.

Pourquoi pas ? L'idée d'essayer la longue distance me trottait dans la tête depuis quelques années. Et le triathlon de Montréal est toujours un bel événement. Il est très festif, probablement parce que c'est le dernier de l'année pour plusieurs. Il est accessible et le parcours est idéal: c'est sur le circuit Gilles-Villeneuve. Parfait pour battre son record de vitesse.

Le tout a commencé par un 1.9 km de nage dans le bassin d'aviron. J'ai encore été pogné avec des twits au départ, mais j'ai su mettre les gaz pour rejoindre le pack de tête. C'était une leçon du vélo de route: mieux vaut souffrir 2 minutes pour rejoindre le peloton que forcer tout seul par la suite. J'ai donc pu drafter toute la course et finir étonnement parmi les premiers. Pas mal pour quelqu'un faisant des laps de 10 m dans sa piscine familiale.

Je me suis élancé en vélo après une transition correcte. Plan de match: rouler à approx 35 km /m et garder mon cardio entre 140 et 155 bpm. On parle quand même de 90 km de vélo ! J'avais aussi une stratégie d'y aller au feeling et ma stratégie était de prendre du temps en vélo puisque je savais que je n'allais pas courir très vite sous le soleil de plomb qui se pointait. Les premiers 45 km ont passé très vite. Du genre à 35-40 km/m, soit pas mal ma vitesse d'olympique. J'ai ensuite pris les 20 autres km pour bien manger, sachant qu'il me restait quand même 2.5 h de sport full pinne à faire.  Malheureusement, les barres énergétiques et les bananes n'ont pas super bien passé. Mon vélo-boulot quotidien me faire faire beaucoup de km, mais je n'ai pas enfilé de sortie de vélo de plus de 60 km cette année. Je l'ai senti à la fin où je me serais bien passé des 3 derniers tours (sur 21).

Et là est venue la course. Ma stratégie #1 était de courir le demi-marathon en approx 1h35, donc en étant sous les 4.45 min/km. La chaleur, mon ennemi juré, m'a rapidement obligé à me mettre en mode survie. J'avais vraiment vraiment chaud et j'ai eu un p'tit doute quant à ma capacité de terminé quand s'est accumulé la fatigue. Mon cardio était à 160 bpm même si je n'allais pas vraiment vite. J'ai donc décidé de courir encore "au feeling", soit à approx 5 min / km et de juste finir. Les 2 premiers tours ont été ultra-souffrant. Les endorphines ont embarqué après un salutaire verre de Coke glacé et j'ai trotté à 5 min / km jusqu'à l'arrivée.

Le demi-ironman est vraiment une autre course que l'olympique. Gérer la nutrition est critique. C'est plus une course contre la fatigue que contre les autres compétiteurs. Personnellement, j'apprécie davantage finir en force et en vitesse comme dans un triathlon olympique. Courir en mode zombie, c'est moins mon truc. Bon, ça me fera économiser 700 $ d'inscription pour un full ironman.

Temps final: 4h35 (sportstats), 4h45 sur ma montre (bizarre). Et oui, c'était long, surtout vers la fin.

Je n'avais plus d'ambition quant à mon rang, mais j'ai capturé le 9e rang dans mon groupe d'âge et je suis 40 overall (sur 400). Vraiment pas mal.

Et paradoxalement, je ne suis pas trop magané aujourd'hui !