lundi, octobre 09, 2017

Raid Bromont 2017

Le point d'orge de ma saison de course est le raid en vélo de montagne à Bromont et les astres étaient alignés pour que je ne manque pas l'édition 2017. La formule est simple: 40 km de vélo de montagne dans les sentiers les plus durs de Bromont. Il parait que c'est le raid le plus dur dans le nord-est. Je n'ai pas de point de comparaison, mais je peux vous dire que c'était ultra difficile.

Premièrement, on parle de plus de 1500m de dénivellé, soit l'équivalent de monter le Mont Washington. On parle de monter 6 fois Bromont avec des montées qui prennent approximativement 20 minutes. Je suis un spécialiste du plat ou du vélo de montagne avec des courts punches de 1 minutes et c'était hors de mon élément. La dernière montée était de trop et c'est là que j'ai cassé. Je n'étais pas à mon top et j'ai eu un ti fond de rhume avec les jambes raides toutes la semaine. Je n'arrivais pas à faire descendre mon cardio, au moins où j'ai fais la première heure et demi à 160 bpm, ce qui est beaucoup trop pour du vélo. J'ai aussi eu des crampes aux jambes, chose qui ne m'était pas arrivé depuis des années.

Les descentes de Bromont était aussi absolument épiques. J'ai vraiment pu tester mes limites de pilote et poussé la mécanique à ses limites. J'ai passé des drops et des caps de roche hauts comme un étage! Ça fait peur, mais il faut y aller quand on décide de passer l'obstacle. Les gens qui connaissaient le parcours et qui avaient des vélos d'enduro pouvaient aller vraiment plus vite que moi en descente. Et surtout, ils avaient un dropper seatpost (tige de selle ajustable au guidon). C'est ça que je veux pour Noel!

J'ai eu un 2e souffle pour la 3e heure dans une section du parcours que je connaissais déjà.

Je termine 23e avec un temps final de 4h (10 km/h). Le premier a terminé à 2h30 à une vitesse que je réalise sur une course d'une heure sur un parcours facile (15 km/h). Ultra impressionnant!

mardi, septembre 12, 2017

Un été en vélo électrique à haute vitesse

Mon travail chez FixMeStick était proche du métro Place St-Henri. C'est dans l'ouest de Montréal, à l'ouest de Atwater ou plus précisément à 30 km de chez moi. Ça fait un ti peu trop loin pour y aller en vélo sans consommer un max de temps. Je faisais 25 km 2X par jour l'an dernier en approx 55 min / trajet, mais 5 km de plus représente 15 min de plus par trajet ou 30 min par jour. C'est trop avec l'horaire de la garderie. Il me restait 2 solutions: le transport en commun que je prend la mort dans l'âme (60 min par trajet) ou accélérer mon parcours à vélo. Je tiens à ma santé et j'ai opté pour le dopage technologique plutôt que chimique.

Un vélo ''tout fait'' électrique de qualité coûte au moins 3000 $ et est limité à 32 km/h. Ça ne marchait pas.

J'ai donc acheté un kit pour transformer mon vélo de route en vélo à assistance électrique. Ho yeah.





Les détails:
  • J'ai pris un kit BBSHD vendu par Luna Cycle. Luna est dirigé par un vrai manique des vélos électriques et ils ont une super vision par rapport au produit. Le service à la clientèle est aussi impeccable. C'est le même prix qu'acheter directement en Chine donc il y a absolument zéro raison de ne pas acheter chez Luna.
  • C'est de l'assistance électrique: il y a un sensor de cadence faisant que le moteur est de plus en plus fort à mesure que la personne pédale. Ça donne l'impression que son effort est ''assistée'' vs avoir l'impression de rider un scooter électrique. Un sensor de puissance/torque est mieux, mais c'est hyper cher et le feeling d'un sensor de cadence est bien correct. Aussi, ça arrête le moteur quand on arrête de pédaler.
  • C'est un kit ''mid drive'' où le moteur est à la place du pédalier (l'ensemble du pédalier, BB compris est remplacé). L'alternative est un moteur dans la roue avant ou arrière. Il parait que le mid drive fait une ride plus balancée. Ça aide aussi lors des réparations de crevaisons. Les nouveaux vélos électriques de montagne de qualité sont tous mid drive. Ça fonctionne bien, mais j'ai vu un gars avec un moteur dans sa roue avant et il ne faisait pas pitié. Les moteurs-roues sont aussi moins chers.
  • C'est hyper puissant. Mon moteur peut tenir 1200 w sur une longue période. Je roule typiquement à la puissance 3/5 ou 750W. Pour vous donner une idée, je dois produire approx 350 W lors d'un triathlon. Chris Froome fait approx 500W lors d'un contre la montre d'une heure. 750W du moteur+ 250 W de Jean, ça fait pas mal de puissance pour avancer.
  • Ça va vite. 50 km/h sur le plat en pédalant bien. 65 km/h est mon max lorsque j'avais un ti vent dans le dos. Il est facile de monter une côte à 35 km/h qui se monte normalement à 20 km/h à pleine puissance ''nature''.Ça peut aller tellement vite que je mettais seulement le niveau 1/5 en ville ou sur une piste cyclable achalandée. Il faut aussi faire vraiment plus attention. La vitesse augmente exponentiellement le danger (valable pour tous les moyens de transport). Honnêtement, ce n'est pas à mettre entre toutes les mains.
  • Ça sauve du temps: je sauve vraiment 15 min par trajet. J'ai littéralement acheté du temps.
  • Ça ne ramollis pas son homme. Je suis aussi rapide en vélo ''nature'' qu'avant. Le cycliste peut peser sur les pédales autant qu'avant, c'est juste que ça va plus vite. Je suis quand même moins fatigué à la fin de la semaine, ce qui est notable.
  • La batterie dure une heure à 750 W avec une charge de 80% (pour augmenter sa durabilité). Les conseils de Éric de Luna pour la capacité de la batterie que je devais choisir étaient parfaits. L'autonomie de la batterie est vraiment une fonction de la puissance utilisée. Je pourrais faire facilement 2h à puissance 1/5 (300W) et aller à 40 km/h. Monter à 50 km/h demandait 750 W et me donnait 1h de batterie. La résistance de l'air étant une fonction cubique, ça coûte vraiment cher en courant de faire des pointes à plus de 55 km/h. Je crois honnêtement que 50 km/h est la vitesse maximale que force le design d'un vélo électrique. Sinon, ça prendrait une batterie ridiculement grosse. 
  • C'est facile à installer SAUF que ça vient sans instructions. Il faut donc aller dans des forums, chose que je déteste particulièrement. Et être à l'aise avec la mécanique vélo n'est pas la même chose qu'avec l'électricité. Si c'était à refaire: j'aurais vendu mon vélo sur kijiji pour en acheter un déjà tout monté de chez Luna. Ils ne sont pas chers au final.
  • C'est lourd le moteur fait 13 lbs et la batterie 8lbs. C'est fou comment ça alourdis un vélo faisant initialement moins de 20 lbs ! F=ma donc le poids parait pas avec l'assistance. Sauf pour freiner!
  • Ça brasse. Rouler à 50 km/h brasse vraiment plus son homme que rouler à 30 km/h. J'ai convertis un vélo de route de course avec des pneus de 25c. Le refaire, je prendrais un vélo de montagne full suspension (1-2 kg de plus change pas grand chose sur un total de plus de 40 lbs) ou un vélo de cyclocross avec des pneus de 35c.
  • C'est aussi dur sur les composantes. J'ai passé une paire de roue pourtant assez solide. Je les ai remplacé par des roues de touring à 36 rayons et ça a été la fin de mes problèmes. Je reste (dérailleurs, chaines, etc) use au même rythme qu'un vélo nature.
  • C'est plus de maintenance: ajouter un système électrique ajoute une chose de plus à maintenir.  C'est pas grand chose, juste un ti peu plus d'ajustements. Il faut quand même dire que le système montre zéro usure même après 5000 km de punition pure. Le HD de BBSHD veut vraiment dire ''heavy duty''.
  • Si c'était à refaire:
  1. L’assistance électrique a été une bonne solution pour mon problème de temps.
  2. J'aurais acheté un vélo déjà tout monté de chez Luna
  3. Il y a une explosion de vélo électrique de qualité de la part des manufacturiers de vélos ''natures''. Ils sont beaux et mieux intégrés (pas de paquets de fils) que le mien. Mais ils sont limités à 32 km/h = super pour un autre usage que le mien.

dimanche, septembre 10, 2017

Triathlon de Montréal: y faisait frette

Le triathlon de Montréal est une sorte de fête annuelle du triathlon. C'est le dernier gros triathlon de l'année, il y a beaucoup de monde et il fait (presque) toujours beau.

Je m'étais attaqué l'an dernier à la distance demi-ironman. Ça avait été une expérience autant enrichissante que souffrante puisqu'il faisait un cuisant 30 degré. Disons que ça a été différent cette année.

J'ai décidé de me limité à la distance olympique puisque ma plus grande ride à vélo de l'année se limite à 2h. J'ai fais 2x1h tout l'été et cumulé plus de 5000 km, mais la spécificité de l’épreuve fait qu'il faut vraiment augmenter son endurance pour survivre.

Je suis en forme, assez reposé et partant pour le challenge. Le départ est à 8h: parfait, je serai de retour avant le lunch.

Seul problème: y fait froid. Il fait 10 degré le matin et l'eau est à 17oC. Le wetsuit n'est pas suggéré: il est obligatoire (chose que je n'ai jamais vu). Je sais que ça ne me favorise pas. J'ai tendance à hyperventiler (ne pas être capable de prendre assez d'air) dans l'eau froide. Le wetsuit n'y change rien. Ça m'est arrivé à 2 reprises d'avoir ce problème et c'est vraiment pas cool. Y'a rien de moins fun qu'avoir l'impression qu'on va se noyer dans les prochaines secondes. Je prend donc un max de temps pour m'habituer à l'eau froide. Mon départ est bon, mais je manque d'air après quelques minutes. Je fais 15 sec de brasse pour que ça ait mieux et c'est reparti. Je décide de ne pas trop pousser et j'ai la chance de me trouver un ''poisson-pilote'' que je suivrai pour l'ensemble de la natation. Je trouve qu'il va vraiment croche (ou c'est moi ?), mais c'est toujours plus rapide que nager seul. Temps final 24 min, ce qui est très bon pour moi.


Désastre à la transition nage-vélo: je ne trouve pas mon vélo! Il n'y avait plus de place sur le bord des racks et mon vélo est blanc et noir. Pas exactement rare/voyant/original. Je perds un bon 30 sec avec ce qui est le top de l'erreur du débutant. Je me dis que ça peut quand même m'aider à reprendre mes esprits après la natation.


Je pars. Et il fait frette. Je suis dans un p'tit tri-suit en lycra hyper mince mouillé. J'essaie de prendre la position la plus aérodynamique. Pas pour aller plus vite mais pour avoir moins froid! Le premier tiers du vélo est carrément soufrant. Le reste est correct si je fais abstraction de mes pieds gelés (chose fréquente en vélo compte tenu du design des souliers). Le vélo va quand même bien et je me bats pour ma position avec 4 autres dudes. Il y a beaucoup de monde et le pilotage est périlleux. Mon expérience de coureur cycliste me sert ici. Je termine en force et pas trop fatigué avec un record de vitesse personnel: 40 km en 1h. Ho yeah!


Je piétine à la transition vélo-course parce que mes pieds sont trop gelés pour courir vite. Je repars quand même nettement plus vite que les autres. Je sens mes jambes vraiment pleines d'énergie et je décide d'y aller comme ça va. Mon premier km est à 4 min/km, ça va descendre à 4:15 pour pas mal l'ensemble du parcours. Le froid est ici mon ami. Je me sens bien, je n'ai pas soif et je profite du moment. Je dépasse et me fais dépasser. Temps final: un incroyable 41 min. Mon record sur 10 km ''sec'' est de 40 min. Pourtant, les distances semblent exactes...


La compétition était féroce et je termine 6e dans la catégorie et 28e overall. C'est paradoxalement mon meilleur temps à vie et mon pire résultat de l'année. Les meilleurs étaient au rendez-vous, avec presque 1000 participants. J'ai quand même amélioré mon temps sur le même parcours de 7min!

Il reste un triathlon en octobre, mais je vais plutôt refaire le raid de Bromont en vélo de montagne. Je n'ai pas envie de geler comme ça une autre fois.

dimanche, août 13, 2017

Triathlon de Verdun 2017: mon résultat

Je retournais au triathlon de Verdun après une absence de quelques années (celui de l'an passé ayant été annulé à cause de la météo).

Il pleuvait la veille, mais c'est sous un soleil radieux que j'ai pu m'élancer. Les travaux montréalais ont fait que je suis arrivé à moins de 10 min avant le départ. Pas de panique, c'est là que l'expérience est utile puisque je peux placer mes affaires en un temps record (certains bizounent vraiment longtemps pour préparer leurs choses).

La natation est dans le fleuve, qui est assez chaud pour ne pas avoir de wetsuit. Parfait pour moi. Il y a vraiment beaucoup de monde et je décide de clencher au départ pour ne pas me faire rentrer dedans. Les départs n'ont jamais été mon fort, mais là, c'est bon. Je suis dans les premiers à la première bouée. J'ai un bon poisson-pilote jusqu'à la moitié où je dois finalement remonter le courant seul. Ça fait une semaine que je n'ai pas nager, mais il semble que porter les trucs pour aller à la plage ont améliorer ma musculature. Mon mouvement est assuré et je vais vite. Ça prend plus d'oxygène que ce que je suis habitué et je commence à hyperventilé. C'est le temps que ça finisse et je suis un ti peu étourdis lorsque je sors de l'eau. Vivement le vélo.

Mon effort à la natation m'a fait mal et je paie dès les premiers coups de pédales. C'est difficile à décrire, mais je me sens tout simplement pas bien. J'avance, mais probablement avec une gear de moins que je devrais.Ça me prendra finalement 2 tours avant de prendre le beat. Ma vitesse est correcte, mais sans plus. Je n'ai pas pédalé depuis une semaine et j'ai perdu mes repères de vitesse vs fatigue.

J'ai pas mal couru dernièrement et j'espère que la course ira bien. Il ne fait pas chaud est tout est parfait. Mon souffle est court, mais je prends un pace de 4.15 min/km, ce qui est correct. Je défend ma position et je termine en force.

Final: 1er dans mon groupe d'âge et 9e overall. C'est bon, mais les moyennes publiées sur Sportstats sont ridiculement lentes et plus basses que mon gps. Bizarre, p-e une erreur sur les distances...

samedi, août 12, 2017

Voyage à Ogunquit

Nous revenons juste d'un voyage de 6 jours dans le Maine. Je dois dire que je n'étais pas chaud à l'idée. Le Maine, c'est du déjà vu, le taux de change va nous tuer et l'eau est frette. J'ai eu tord sur tous les points, à part le taux de change.

Pour la première journée, nous sommes allés rejoindre des amis à Old Orchard (que j'appelle ''le lac Shed''...). Ils ont une roulotte dans un camping et c'était une bonne façon d'avoir une journée de plus de vacances sans payer $300 par nuit. Ça a été vraiment le fun et je pense que Marie-Claude a eu plus de difficulté à dormir sous la tente que Mathias.

Nous avons passé l'autre avant midi au Lac Shed pour ensuite aller à notre hôtel à Ogunquit.

Malheureusement, la pluie est au rendez-vous le lendemain. Pas de problème: nous sommes allés à Boston pour visiter l'aquarium. La tank géante centrale est vraiment impressionnante, mais honnêtement le Biodome ou Stanley Park sont un ti peu meilleurs à mon avis. Nous avons couru assez longtemps pour trouver un restaurant (mais que font les bostonais pour manger??) et nous avons terminé notre visite avec une aire de jeux située au Boston Common (genre de Central Park).

La journée a été radieuse le lendemain, et les 2 jours suivants. Les vagues étaient assez grosses pour que je bodysurf pendant au moins 30 min dans l'eau à 13oC. Il suffit d'y aller progressivement et d'être motivé. Mais un m'endné, je ne sentais plus mes pieds = c'est le temps de lézarder.

Un des highlight de Ogunquit est la Marginal Way, un sentier asphalté sur le bord de l'eau. C'est vraiment super. On l'a fait 2 fois.



Le village est aussi très beau. C'est le genre de place où il faut absolument prendre un hôtel à distance de marche de la plage. C'est méga jammé et le parking coûte 30$ SI il y a de la place. Rien de mieux qu'une petit marche de 10-15 minutes avec une glacière, une tente de plage, un sac à dos et d'autres cossins...

Un autre élément intéressant  de Ogunquit est l'amplitude des marées. 3/4 de la plage va disparaitre entre 2 marées. Ça entasse un ti peu le monde, mais ça fait des trous d'eau où Mathias pouvait jouer et ça rend la plage assez dure pour courir comme sur l'asphalte. J'ai fais le premier aller-retour pieds nus, l'autre en soulier parce qu'il ne me restait pas assez de peau.




La nourriture est bonne si on veut mettre la main dans son portefeuille. 25$ achète une super assiette de poisson. Le même 25$ achète une méga pizza bonne pour 3 adultes. Un lobster roll, c'est pas donné. NB. Les clams sont vraiment meilleures que celles qui nous ait donné de manger au Québec. Ce ne sont pas la même sorte.

J'ai été méga déçu côté bière. J'ai pris les produits locaux et autres et mon faible échantillon me permet de dire qu'on a de la meilleure bière au Québec. Certains trucs étaient trop dry hoppé ou juste bien ordinaire. La gagnante: la longtrail. La seule bonne Alt disponible en Amérique du Nord à mon humble avis.

Finalement, Mathias a très bien supporté la longue ride de char. Il a été pas du monde pendant 2 jours et vraiment super par après. Il a appris à jouer au soccer et c'est fou comme il a progressé.

En somme, un super voyage.

lundi, juillet 10, 2017

Triathlon de St-Lambert

Le triathlon de St-Lambert est l'un de mes classiques. C'est bien placé dans le calendrier et c'est assez proche pour que j'y aille en vélo. Idéal.

Justement, je feelais pas trop ce matin là. L'aller va aider à me mettre dedans.

La récupération, la pluie et la vie ont faits que je n'ai pas pu m'entrainer depuis Victoriaville.

La natation va horriblement mal: je feel pas l'eau et je ne suis pas capable de timer mes virages. J'avance, mais ça me prend beaucoup d'énergie. Comble du malheur, je me fais lapper 3 fois, ce qui fait que j'ai au moins 2.30 min de retard sur un super nageur. Ayoye.

Je pars en vélo et je me sens bien. Presque trop, puisque je roule à un rythme qui est assez pour brûler la chandelle par les 2 bouts. Je décide de poursuivre pour me rendre compte que je pourrai tenir la cadence jusqu'à la fin. C'était d'ailleurs ma stratégie de course: risquer plus. C'est un sprint et la limite est souvent mentale.

C'est parti pour la course. Le départ étant à 11h45, je m'attendais à rencontrer ma kryptonite: la chaleur. Mais disons que l'été pourri que nous avons me favorise. Il fait 22C avec un bon p'tit vent. Parfait. Je me sens bien et je vois un coureur que je pourrai rattraper sur le long terme. C'est toujours motivant. Ça me prendra finalement 3 km pour le rattraper, mais ça valait la peine juste pour la motivation que ça apporte. Je termine en force, quel feeling.

Je termine 4e overall et 1er dans ma catégorie (35-40 ans). Mais c'est pour moi une 2e place puisque la vraie catégorie devrait être 30-40 ans (certains triathlon divisent trop les groupes d'age, j'imagine pour un certain effet marketing sur les médailles).

Le plus dur est de constater que je suis plus lent que l'an passé dans TOUS les sports. J'espère rebondir en fin de saison !

Bon, c'était mon 4e triathlon de l'année. Même s'ils étaient proches, ça prend du jus et je pars pour une  pause de course de min 1 mois.


lundi, juillet 03, 2017

Triathlon de Victoriaville: mon résultat 2017

Le triathlon de Victoriaville manquait à mon terrain de chasse aux médailles et c'était mon année pour réparer ce tord. Ça fait loin pour faire un triathlon, mais c'était pas mal ma seule opportunité de faire de la distance olympique en ce début de saison.

La natation était toujours dans une espèce de bassin aménagé pour l'occasion. 8 tours, avec une sortie de l'eau pour compter les tours. Bizarre, mais c'est la vie. Je pars mieux que d'habitude et j'essaie de pogner une belle draft mais un ti coune m'en empêche. Ce n'est pas facile de dépasser, avec 4 virages sur approximativement 250m. Je feel bien, mais je suis distrais par tous les obstacles et je sens que je nage mal. Je décide de mettre du gaz et je sors 4e malgré ma contre-performance.

C'est parti pour le vélo. Il vente pas mal et bien doser son effort sera le challenge numéro 1. Je rattrape rapidement quelqu'un avec qui j'échangerai la première place pour la plus grande partie du parcours de vélo. Étrangement, je prend une pénalité pour un règlement obscure et rarement appliqué. J'aurais pu contester, mais j'ai préféré pédaler que bavarder. Ça va me coûter une minute, chose qui me motive à pédaler assez pour aller chercher 2 minutes d'avance. Je me fais rattraper dans le dernier 100 m par les 2 qui étaient sortis avant moi à la natation. Semble qu'ils soient des transitionneurs particulièrement lents.

Il ne fait pas chaud, chose qui m'avantage particulièrement. En plus, la course est dans un boisé à l'ombre. Le rêve. 2 concurrents sont devant moi et clairement plus rapide, mais un est à ma portée. Je suis encore en mode récupération post bléssure et c'est mon premier 10 km de la saison. Je prend la stratégie ''j'y fais au feeling'' et je cours assez rapidement (4:15) pour rattraper le gars devant moi. On courre ensemble pendant 2 ou 3 km, mais je sens mon manque d'endurance me rattraper. Je lance mon compagnon au 7e km. Je dois dire que je n'aurais jamais courru à cette vitesse s'il n'avait pas été là. Je termine en force, vraiment mieux que je l'aurai imaginé.

Je termine finalement 4e overall et 2e dans ma catégorie. Bon résultat, mais je suis presque 1min plus lent dans TOUS les sports que l'édition précédente (avec des conditions climatiques semblables). Il faut vraiment que j'accélère l'entrainement.

mardi, juin 20, 2017

Triathlon de Chambly 2017: résultats

2e triathlon de l'année: Chambly. Toujours pratique d'avoir une course à moins de 20 minutes de la maison. Surtout quand Mathias se lève exceptionnellement tard et je dois partir en moins de 15 minutes (c'est pour une de ces raisons que mon stock est tjrs prêt la veille).

La natation est en piscine. Et elle est pas chaude. Genre 70. J'oublie les virages puisque l'eau froide et les culbutes mon donnent le torticolis. Comme d'habitude, ça prend au moins la moitié de la course avant que je me sens bien dans l'eau. Je sors 2e de ma vague, c'est pas mal.

Je transitionne bien et je dépasse le premier sorti de l'eau en moins de 100m. C'est parti pour 20 km de vélo sur un parcours relativement plat. Ma selle est un peu basse, mais ce n'est pas grave. Ma stratégie est de rouler à bloc, quitte à exploser à la course. Je ne suis pas tout à fait remis de ma bléssure et je suis mieux de prendre du temps où je peux. J'ai un poursuivant que je réussis à conserver à distance. Nous verrons si ce sera possible de conserver l'écart à la course.

La course commence bien, mais il fait chaud. Très chaud. Je prend mon beat avec l'objectif de ne pas y laisser ma peau. Un participant me dit que j'ai l'air de mieux tolérer la chaleur de les autres. Étrange, disons que je le feel pas comme ça. Je trotte à 4:20 par km, ce qui n'est pas vite, mais pas si mal compte tenu de la température.

Je termine finalement premier dans mon groupe d'age et 2e overall. Pas mal du tout ! Je suis moins satisfait de mon temps de 1h10min. C'est presque 5 min de plus que l'an dernier. J'ai perdu 30 sec à la natation, été plus vite en vélo mais perdu 3 min à la course.

C'est vraiment le temps que je reprenne le temps perdu à la course. Ca adonne bien, je dois préparer un olympique pour dans 2 semaines.

mercredi, mai 31, 2017

Triathlon de St-Amable: mon résultat

C'était ma 2e expérience au triathlon de St-Amable, que j'ai rebaptiser ''triathlon de la maladie''. Voilà pourquoi: j'ai gagné la première édition (2014) et tout était OK. J'étais inscris à la 2e édition (2015), mais la gastro était pognée dans la maison = penses-y même pas. Cette année, il y a un mini-épisode de gastro à la garderie que nous avons pu éviter (fiou), mais j'ai pogné un rhume vraiment solide le mardi avant la course. Rendu au dimanche, j'étais pas si pire, mais vraiment pas à 100 %. J'ai décidé de participé quand même, histoire de simplement pratiquer mes transitions si je ne suis pas capable de pousser. Je feelais pas pire, à l'exception d'une extinction de voix qui se continue au moment où j'écris ces lignes.

Il faut ajouter à cela le fait que je sors d'une tendinite au tendon d'achille et je n'ai presque pas couru.

La natation a été ordinaire. J'avais besoin du maximum d'oxygène et j'ai donc laisser faire les virages ce qui a dû me coûter un beau 30 secondes.

Ma stratégie était de m'éclater en vélo, même si ça allait affecter ma course. Je me disais que je ne serais pas rapide à la course anyway = aussi bien gagner le plus de temps possible dans le sport que je suis le plus fort. Le vélo a été pas pire, avec des pointes de 40 kmh sur le plat, mais mon rhume m'a certainement coûté une gear.

La course a été souffrante. J'ai commencé à 4min15 par kilo pour finir avec un misérable 4min45. J'avais des crampes partout. 22 minutes sur un 5 km, c'est la honte.

Résultat: 3e dans ma catégorie, 10-ish overall. J'aurais gagné si j'avais fait le même temps qu'il y a 2 ans.

Est-ce que c'était une bonne décision de prendre le départ. Je n'en suis pas certain aujourd'hui. Je suis aphone, le rhume est bien pogné dans les sinus et j'ai l'impréssion que le train m'a passé dessus.

En espérant que ça se place pour le triathlon de Chambly dans 2-3 semaines.


dimanche, mai 21, 2017

Vacances à Cancun

On se cherchait des petites vacances pour terminer l'hiver et nous avons booké au Club Med de Cancun.

C'était notre 3e fois au Mexique et j'avais des attentes modérées. Disons que je cherchais un peu plus d'exotisme, mais avec un bébé, il faut savoir balancer ses attentes. Disons que ces dernières ont été largement dépassées.

Premièrement, l'avion n'a pas été la catastrophe appréhendée. L'avion au départ était presque vide, ce qui a permis à Mathias de grimper partout et il a dormi pour l'essentiel du retour. Voilà pour le transport.

Le Club Med, c'est avant tout des activités à profusion. Le setup était le suivant: chacun fait un truc par avant/après midi pendant que l'autre garde. J'ai donc pu faire 2 plongées, du trapèze volant, de la planche à voile violente et du ski nautique. Et oui, c'est rare, mais le ski nautique était compris. Moi qui en avait fait juste une fois avant, j'étais rendu à faire des jumps en wakeboard à la fin. Malheureusement, aucune photo n'est là pour en témoigner.








 Le Club Med, c'est aussi très francais. Au moins la moitié des convives et personnel d'animation est français. L'avantage principal que cela procure est évidemment de faciliter la communication mais surtout d'apporter la gastronomie française. C'était très bon, quoique les trucs mexicains manquaient souvent de piquant.

Certains Club Med sont de véritables paradis pour les enfants et celui-là avait tout qu'une réputation pour cela. Il y avait un module de jeux aquatiques digne d'une ville, avec ombre en plus. Parfais pour se rafraichir, surtout qu'il fait vraiment chaud dès 9h du matin. Il y avait aussi tout qu'un service d'animation pour enfants et de gardiennage, mais ça n'a pas marché avec Mathias qui est dans une phase ''cligny''. Malgré la surabondance de choix, Mathias était vraiment difficile à faire manger. C'était presque chaque fois la catastrophe.

Ça fait des journées pas reposantes avec le sport, courir après Mathias, faire des chateaux de sable, porter Mathias à l'infini et etc. On se couchait tous raides morts vers 21h. J'ai du prendre 5 kg de masse musculaire dans les épaules et perdre une notch dans ma ceinture malgré une diète qui devait friser les 5000 calories (le poisson est un accompagnement pour la viande, right ?).


Au final, ça a été un super voyage, vraiment mieux que je pensais.

dimanche, février 12, 2017

Triathlon d'hiver de St-Adolphe: mon résultat

C'était aujourd'hui le triathlon d'hiver de St-Adolphe, 2e grand rendez-vous du triathlon d'hiver au Québec et championnat québécois par la même occasion.

Je me sens assez en forme, même si les circonstances font que je n'ai pas fait de ski de fond depuis 2 semaines. J'espère que ma fitness générale pourra faire le travail.

Première épreuve: 5 km en raquette. Le parcours est vraiment beau, avec la traversée du lac St-Joseph et le tour de l'ile située en plein milieu (l'ile est à vendre BTW). On fait ça 2 fois. Je ne suis pas un super coureur en raquette, mais on dirait que je me suis amélioré depuis Sorel. Il faut dire que je "run commute" aussi maintenant. Ça me fait un 5 km / jour d'entrainement "gratis" environ. ETK, je suis 5e à la T1.

2e épreuve: patin. Un anneau de 400 km est tracé dans la neige du lac et me voilà parti pour 34 tours (12 km). J'ai loué des lames nordiques pour l'occasion, sorte de patins de vitesse allant sur des bottes de ski de fond. C'est très rapide et ça permet de sauver du temps dans les transitions, mais ça demande un certain apprentissage. Je les ai essayé 15 min la veille. C'est nettement insuffisant puisque les meilleurs me passent allègrement. C'est la vie et ça fait parti de mon plan de course: n'étant pas capable de mettre de la puissance au patin, j'ai décidé d'en donner plus dans les 2 autres sports. La tactique de course fait partie de la beauté du triathlon. Pour ajouter à l'incertitude, je ne sais pas à quelle vitesse je peux aller en patin. Est-ce que le 8 km va me prendre 30 ou 60 min ? Disons que ça change la donne. Ma montre me dit que je vais à 2.5 min / km. C'est vraiment rapide ces trucs là ! Aussi, ma technique s'améliore vers la fin de l'épreuve et je peux mieux patiner les virages. Bon, 34 tours, c'est redondant, vivement la T2.

Première surprise en ski: ayoye que ça avance pas ! Je blame la cire pour ensuite relativiser par rapport à la glisse du patin. J'imagine que mon cerveau s'attendait à autant de glisse vu que je skie en technique skate. Le parcours n'est pas un billard et je dois focuser sur ma technique pour le premier tour. Je pourrai mettre du gas pour les 3 autres. J'ai au moins une min d'avance sur mon plus proche poursuivant. Je suis tranquille, mais je décide de pousser quand même. Profitons de l'occasion pour dérouiller la machine.

Je termine 4e overall et 2e dans ma catégorie avec un temps de 1h32. Le premier qui a leadé la course depuis le début m'a pris 15 min ! On peut voir la différence que fais un entrainement spécifique.

Mention spéciale pour l'excellence de l'organisation. Vraiment super.

Prochain rendez-vous: le pentathlon des neiges de Québec. Ça va être vraiment plus dur, il faut que je m'y mette.

lundi, janvier 30, 2017

Triathlon d'hiver de Sorel: mon résultat

Compétitionner est bon pour ma santé physique et mentale et je me cherchais un défi pour cet hiver. Revenir à la course de ski de fond ? Faire un truc un peu fou comme le marathon canadien de ski ?

J'ai joins l'efficacité au réalisme en m'inscrivant à un triathlon d'hiver. C'est aussi un choix logique compte tenu que j'aime pratiquer plusieurs activités et que je suis un bon généraliste.

Je participais donc en fds au triathlon d'hiver de Sorel. La formule: 6 km de course sur la neige, 9 km de ski de fond et 3 km de course en raquette. C'est "run heavy", mais il y a assez de ski pour que je puisse faire quelque chose.

Un tri d'été attire des centaines de personnes. Visiblement un tri d'hiver est plus dans les dizaines. Ce n'est pas compte tenu de la température puisqu'il fait un confortable 0 C avec un beau ciel bleu.

La course part rapidement. Un dude part à fond, mais je le vois ralentir tranquillement. "Ne pas partir en lion et finir en chatons" devise très sage de Guillaume Dallaire. Je suis dans les premiers au premier tours, je tiens le rythme malgré une incertitude sur mon pace (un pace de 5 min/km est-il bon dans le bois et dans la neige). Une autre personne fait une échappée et je vois clairement qu'il est plus vite que moi. J'espère le reprendre plus tard en ski, c'est ça la beauté du triathlon, il y a tjrs moyen de se reprendre "sur son terrain". Je cours bien et je termine 3e à la transition.

D'ailleurs, la transition est interminable. Une botte de skate a 4 éléments de fermeture. En plus, j'ai eu tellement chaud que je décide d'enlever mon manteau, ma tuque et je change de gants. Je suis maintenant habillé comme si j'allais courir à 10C.

Le premier tour de ski est ordinaire. Le parcours est sinueux et je n'ai pas encore timé mes changements de bord de poussée avec ceux de la piste. Le tout va s'améliorer plus tard. Je dépasse celui qui était le leader de la course à la fin du premier tour. Il est en classique et il n'a aucune chance contre ceux (comme moi) qui sont en skate. Le règlement aurait dû imposer un style. ETK.

Je termine le ski en force, mais quand même un peu fatigué. Je ne suis pas habitué à pousser autant en ski.  Il semble que le 2e à la course soit aussi en skate puisque je n'ai pas pu le rejoindre.

La transition ski-raquette est plus rapide puisque j'avais installé une 2e paire de souliers dans la fix de raquette. Il faut savoir que la raquette est pas vraiment mon truc. Je me suis versé la cheville la fds passée lorsque j'ai essayé ma nouvelle paire de raquette. Et la raquette, c'est vraiment plus lent que le ski, d'où la raison pourquoi j'en fais le moins possible. Le parcours de raquette est très sinueux et aussi cabossé qu'une pump track de BMX. C'est très difficile de prendre un beat, mais au moins "c'est un parcours de raquette". Je ne vois personne ni devant, ni derrière mais je pousse le plus possible pour ne pas me faire coiffer au fil d'arrivée.

Je termine donc 2e. J'estime que le premier a 1 ou 2 min d'avance sur moi. Pas si pire pour un temps total de 1h30.

Prochaine course: tri d'hiver de St-Adolphe. Avec du patin cette fois !