dimanche, septembre 10, 2017

Triathlon de Montréal: y faisait frette

Le triathlon de Montréal est une sorte de fête annuelle du triathlon. C'est le dernier gros triathlon de l'année, il y a beaucoup de monde et il fait (presque) toujours beau.

Je m'étais attaqué l'an dernier à la distance demi-ironman. Ça avait été une expérience autant enrichissante que souffrante puisqu'il faisait un cuisant 30 degré. Disons que ça a été différent cette année.

J'ai décidé de me limité à la distance olympique puisque ma plus grande ride à vélo de l'année se limite à 2h. J'ai fais 2x1h tout l'été et cumulé plus de 5000 km, mais la spécificité de l’épreuve fait qu'il faut vraiment augmenter son endurance pour survivre.

Je suis en forme, assez reposé et partant pour le challenge. Le départ est à 8h: parfait, je serai de retour avant le lunch.

Seul problème: y fait froid. Il fait 10 degré le matin et l'eau est à 17oC. Le wetsuit n'est pas suggéré: il est obligatoire (chose que je n'ai jamais vu). Je sais que ça ne me favorise pas. J'ai tendance à hyperventiler (ne pas être capable de prendre assez d'air) dans l'eau froide. Le wetsuit n'y change rien. Ça m'est arrivé à 2 reprises d'avoir ce problème et c'est vraiment pas cool. Y'a rien de moins fun qu'avoir l'impression qu'on va se noyer dans les prochaines secondes. Je prend donc un max de temps pour m'habituer à l'eau froide. Mon départ est bon, mais je manque d'air après quelques minutes. Je fais 15 sec de brasse pour que ça ait mieux et c'est reparti. Je décide de ne pas trop pousser et j'ai la chance de me trouver un ''poisson-pilote'' que je suivrai pour l'ensemble de la natation. Je trouve qu'il va vraiment croche (ou c'est moi ?), mais c'est toujours plus rapide que nager seul. Temps final 24 min, ce qui est très bon pour moi.


Désastre à la transition nage-vélo: je ne trouve pas mon vélo! Il n'y avait plus de place sur le bord des racks et mon vélo est blanc et noir. Pas exactement rare/voyant/original. Je perds un bon 30 sec avec ce qui est le top de l'erreur du débutant. Je me dis que ça peut quand même m'aider à reprendre mes esprits après la natation.


Je pars. Et il fait frette. Je suis dans un p'tit tri-suit en lycra hyper mince mouillé. J'essaie de prendre la position la plus aérodynamique. Pas pour aller plus vite mais pour avoir moins froid! Le premier tiers du vélo est carrément soufrant. Le reste est correct si je fais abstraction de mes pieds gelés (chose fréquente en vélo compte tenu du design des souliers). Le vélo va quand même bien et je me bats pour ma position avec 4 autres dudes. Il y a beaucoup de monde et le pilotage est périlleux. Mon expérience de coureur cycliste me sert ici. Je termine en force et pas trop fatigué avec un record de vitesse personnel: 40 km en 1h. Ho yeah!


Je piétine à la transition vélo-course parce que mes pieds sont trop gelés pour courir vite. Je repars quand même nettement plus vite que les autres. Je sens mes jambes vraiment pleines d'énergie et je décide d'y aller comme ça va. Mon premier km est à 4 min/km, ça va descendre à 4:15 pour pas mal l'ensemble du parcours. Le froid est ici mon ami. Je me sens bien, je n'ai pas soif et je profite du moment. Je dépasse et me fais dépasser. Temps final: un incroyable 41 min. Mon record sur 10 km ''sec'' est de 40 min. Pourtant, les distances semblent exactes...


La compétition était féroce et je termine 6e dans la catégorie et 28e overall. C'est paradoxalement mon meilleur temps à vie et mon pire résultat de l'année. Les meilleurs étaient au rendez-vous, avec presque 1000 participants. J'ai quand même amélioré mon temps sur le même parcours de 7min!

Il reste un triathlon en octobre, mais je vais plutôt refaire le raid de Bromont en vélo de montagne. Je n'ai pas envie de geler comme ça une autre fois.

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